Apprenez à retoucher vos photos...

Photoshop est trop cher pour vous ? Ne bougez pas, j’ai ce qu’il vous faut. Laissez- moi vous présenter Gimp, un logiciel gratuit, très complet, qui vous permettra de retoucher avec soin vos photographies… à condition d’avoir quelques connaissances dans le domaine…

LogoGimp

Peu de logiciels sur le marché offrent une alternative sérieuse aux logiciels d’Adobe que sont Photoshop et Photoshop Elements. Gimp est l’un de ceux-là. Comme vous pouvez le constater sur le tableau présent ci-dessous, ce logiciel est vraiment complet. De plus, de nombreux plugins (eux aussi gratuits), appelés greffons, permettent d’augmenter encore un peu plus ses possibilités créatives.

FonctionsOUINON
Gestion des calquesX
Calques de réglagesX
Masques de fusionX
Présence des modes de fusionX
Présence de filtres créatifsX
Correction des yeux rougesX
Gestion des courbesX
Gestion des niveauxX
Correction des perspectivesX
Corrections des déformations de l'objectifX
Dessin vectorielX
Lecture fichier RawX
Assemblage photo panoramiqueX (via plugin)
Assemblage HDRX (via plugin)
CatalogageX
Effets de texteX
Effets d'ombresX
Création de formes personnaliséesX
Gestion des modes de couleursX
Gestion des scriptsX
Partage sur les réseaux sociauxX

1. L’espace de travail

L'espace de travail de Gimp

L’espace de travail de Gimp

Gimp est un logiciel qui gère les calques. On retrouve donc la disposition classique et commune à ce type de logiciel : par défaut, les outils sont à gauche et la fenêtre des calques à droite. En ce qui concerne les menus, c’est là aussi très classique et l’utilisateur habitué de ce type de logiciel retrouvera facilement ses fonctions préférées grâce aux menus Sélection, Image, Calque, Couleurs ou Filtres.

Organiser et personnaliser son espace de travail est bien sur tout à fait possible. Un simple cliquer-glisser permet de déplacer les fenêtres d’affichage. Pour ajouter des fenêtres, il suffit d’aller dans le menu… Fenêtres.

J’en profite d’ailleurs pour préciser que la version 2.8 a grandement amélioré l’ergonomie de Gimp puisqu’il est désormais possible de fusionner les fenêtres d’outils avec l’image au sein d’une seule et même fenêtre (Fenêtres > Mode fenêtre unique). Fini donc (si vous le souhaitez) les fenêtres flottantes qui pouvaient masquer une partie de l’image et dont on ne sais jamais vraiment ou les positionner. Il était temps ! De même, si vous avez un grand écran, Gimp offre désormais la possibilité de ranger les fenêtres sous la forme de colonnes.

Comme tout bon logiciel de retouche photo digne de ce nom, les outils sont nombreux et variés. On retrouve bien sur les classiques du genre comme par exemple les outils gomme, pot de peinture, tampon ou encore texte.

Les outils de Gimp

Les outils de Gimp

Il suffit de cliquer sur l’outil de votre choix pour qu’apparaissent les options de l’outil sélectionné dans une fenêtre positionnée (par défaut) juste en dessous des outils (Fenêtre > Fenêtres ancrables > Options de l’outil). Outre les traditionnelles options de taille et de forme, vous pouvez aussi modifier l’opacité ou encore le mode de fusion.

Autre nouveauté de la version 2.8 qui intéressera les possesseurs de Mac Os : on peut désormais utiliser Gimp sans avoir à ouvrir X11. Ça ne change pas grand-chose en soit mais c’est quand même plus pratique que d’avoir deux applications qui tournent pour faire fonctionner un seul logiciel. Un petit bémol cependant pour les amateurs de la marque à la pomme : je n’ai pas trouvé la version Française pour cette nouvelle version.

2. Créer sa composition

Gimp reconnaît une infinité de formats de fichiers. Si les formats traditionnels comme le JPG, TIF, PNG, BMP ou GIF sont bien sûr de la partie, il peut également lire les fichiers RAW, les PDF et même certains fichiers propriétaires des logiciels de retouche photos concurrents (comme par exemple PSD de Photoshop ou encore PSP de Paint Shop Pro). Bref, il est peu probable que vous rencontriez des problèmes d’incompatibilité.

Retoucher et embellir ses photos

Gimp est très bien équipé pour vous permettre de rectifier la tonalité et les couleurs de vos images. Le menu Couleurs contient en effet de nombreux réglages : balance des couleurs, niveaux, courbes etc.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec les réglages manuels, Gimp propose également des options d’améliorations automatiques des couleurs ou du contraste. Pour se faire, allez dans Couleurs > Auto puis cliquez sur l’option de votre choix (Egaliser, Balance des blancs, etc.)

Les outils de retouche de la densité sont bien sur présents pour permettre de rectifier localement les zones trop foncées ou trop claires de l’image.

Créer un photomontage

En plus des calques, Gimp gère les masques de calques, (appelés masques de fusion dans Photoshop et Photoshop Elements), ce qui lui permet d’offrir de grosses capacités créatives.

La nouvelle version gérant les groupes de calques (Calque > Nouveau groupe de calques…), on peut désormais les classer et les organiser, ce qui est très pratique car au bout d’un certain nombre de calques, on a vite fait de se perdre et de ne plus trop savoir ce qu’ils apportent à l’image.

Les outils de détourages sont nombreux et variés (7 au total). Les sélections créées peuvent bien sur être mémorisées, transformées, ajoutées, soustraites, etc. C’est important car comme vous le savez, un détourage propre et précis est l’un des éléments clés pour produire du travail de qualité.

Autre point fort de Gimp : le dessin vectoriel (via l’outil Chemins). Grâce à lui, il est possible de faire des détourages complexes, de les mémoriser, de les transformer en sélections ou de créer ses propres formes. Les amateurs de logos ou d’affiches apprécieront.

Si Photoshop a l’outil Déformation de la marionnette et bien Gimp a l’outil Transformation par cage qui permet de réaliser sensiblement la même chose. On commence par déposer des points sur la structure à modifier et il ne reste plus qu’à les déplacer pour appliquer la nouvelle forme.

Gimp permet aussi de créer ses propres scripts (l’équivalent des macros dans Excel). Si vous faîtes régulièrement les mêmes opérations sur vos images comme par exemple l’ajout d’un filigrane vous pouvez créer votre propre script. Par contre, je vous préviens, c’est loin d’être simple.

Au niveau des filtres, le choix est également au rendez-vous. Ici aussi, pas de problèmes pour créer des effets de flous ou, pour améliorer la netteté ou encore pour créer des effets spéciaux (il n’y a pas moins de 200 filtres).

Exporter/partager ses créations

De la même manière que Gimp est capable de lire une multitude de formats de fichiers, il est également capable d’enregistrer vos créations dans ces mêmes formats. Et, comme la quasi-totalité de ses concurrents, il a lui aussi son format de fichier propriétaire : le XCF. C’est d’ailleurs ce format qui s’applique par défaut en allant dans Fichier > Enregistrer… Pour enregistrer ses compositions dans un autre format, il faut donc aller dans Fichier > Exporter…

Par contre, en ce qui concerne le partage (réseaux sociaux, mails, stockage en ligne), c’est le zéro pointé. C’est bien simple, rien n’est prévu !

3. Au chapitre des regrets

  • L’environnement de travail est un peu fouillis. A l’inverse de Photoshop Elements qui propose une interface épurée et des outils didactiques pour les débutants, Gimp ne propose rien de tout cela.
  • Il n’y a pas de calques de réglages. C’est dommage car cela aurait permis de faciliter le processus de retouche non destructive.
  • La version native de Gimp ne permet pas d’assembler automatiquement ses images. Les amateurs de photos panoramiques devront donc faire appel à un plugin comme Pandora.
  • Dans le même esprit, Gimp ferai bien de proposer plus de fonctions automatiques qui augmenteraient encore plus son attractivité. Je pense notamment à des fonctions comme le filtre Distorsion de lentille (pour corriger les effets de distorsion liés à l’objectif) dont la correction est 100% manuelle. Idem pour l’outil Perspective qui ne permet pas de rectifier automatiquement les lignes fuyantes.
  • Dommage aussi que la commande Tons foncés/Tons clairs qui permet de déboucher facilement les hautes et basses lumières ne soit pas présente.
  • Comme évoqué dans le chapitre précédent, un petit bouton partager sur Facebook, Twitter ou Flickr serait à mon sens le bienvenu. Il est temps de penser au web 2.0
  • La création de scripts est ardue et n’est pas à mon sens à la portée des photographes. A quand un système comme Photoshop ou il suffit de cliquer sur le bouton enregistrer pour créer sa séquence macro ?

4. Conclusion

Gimp est avant tout un logiciel conçu pour les habitués de la retouche d’image. Ceux-ci seront sans doute ravis par ce logiciel qui ne manque pas d’atouts.

Au final, son potentiel de création et de retouche est très important. Il suffit pour s’en convaincre d’aller sur les blogs et tutoriels qui lui sont dédiés.

Par contre, pour les débutants, cela risque d’être un peu plus compliqué (le temps pour eux de se familiariser avec les notions comme les calques, les masques, les mode de fusion, les courbes etc.). C’est bien dommage car je suis convaincu qu’une interface simplifiée comme par exemple Photoshop Elements permettrait aux utilisateurs débutants de mettre un pied à l’étrier et d’apprendre à utiliser progressivement ce logiciel.

Il ne reste plus qu’à espérer ces améliorations pour la prochaine version…

Télécharger Gimp

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